L’ÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE DES BASES DE DONNÉES DE L’INFOCENTRE AU CLOUD

Depuis l’apparition de l’infocentre, au début des années 70, la technologie du traitement des données a dû connaitre une sacrée évolution. Alors que le Cloud fait fureur, certains autres modes de stockage des données sont essentiels et basiques. Voici alors un petit aperçu de comment les choses se sont passées durant toutes ces années.

Infocentre : la base de données de départ

Perçu comme étant l’une des innovations les plus remarquables à l’époque, l’infocentre est une technologie qui venait mettre en ordre l’utilisation des données. Son principe se basait sur la mise en place d’une puissance de calcul installée dans un ordinateur en un temps partagé et d’apporter une assistance technique en ligne pour les utilisateurs. Cette technologie utilisait les banques de données et les langages APL, FORTRAN et BASIC comme support. Lorsqu’il était en vente, l’infocentre d’IBM se distinguait sur le marché : il proposait de donner des informations pertinentes (réponses) sur les produits, services et actions commerciales des entreprises.

L’infocentre s’installait sur un mainframe, ou ordinateur central, avec les équipements nécessaires (machine à écrire, terminaux passifs, etc). Il utilisait des systèmes comme le MVS/TSO, VMS, UNIX, VM/CMS et Multics. Avec l’avancée technologique, ce système de calcul de base de données a cédé sa place dans les années 90 à l’informatique décisionnelle qui se base sur le concept des entrepôts de données.

L’informatique décisionnelle : la basse de donnée des professionnels

Plutôt connu par les professionnels sous le terme anglais Business Intelligence (BI), l’informatique décisionnelle représente l’ensemble des techniques employées pour la collecte, restitution et modélisation des données. Elle touche à la fois aux données matérielles et immatérielles dans le but d’accompagner l’entreprise dans la prise de décision. Le BI permet une vision claire et globale sur toute l’activité de son utilisateur.  Le traitement des informations passe par trois étapes essentielles.

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Collecte des données

Comme tout intégrateur de solution informatique, l’informatique décisionnelle traite les données opérationnelles. Ces dernières sont extraites souvent des différentes bases de données classiques : Oracle, SQL, DB2), les fichiers de traitement de texte (Excel, Word), les fichiers plats, les services du web, etc. Vient après le stockage dans ce qu’on appelle des entrepôts de données (nous y reviendrons avec plus de détails).

Transformation des données

Après avoir stocké les données, le BI leur passe un coup de balai. Il s’agit d’une opération d’enrichissement, restructuration et agrégation des données en vue de leur présenter à l’utilisateur. Cette présentation peut prendre la forme d’un schéma en étoiles, rapports paramétrables, des champs sémantiques ou de tableaux de bord. Le but étant de faciliter la lecture, l’interprétation et l’interaction avec ces données.

L’exportation de données

En vue de servir les intérêts de la direction de l’entreprise, les données collectées puis traitées, seront transférées aux divers pôles de décision (service comptabilité, direction stratégique, direction des finances, ateliers, etc.). L’exportation de données se fait via un système sécurisé ou à travers l’utilisation des datamart (c’est en quelque sorte un magasin de données).

Le stockage des données non-relationnelles

Parce que le monde va vite et l’innovation technologique ne fait que renverser les concepts, la gestion des bases de données a beaucoup progressé au fil du temps. Alors que l’infocentre se montrait comme l’une des premières bases de données informatiques, l’évolution technologique a favorisé le stockage des données non-relationnelles. On parle ici de l’e-mail, le partage de fichiers (Google Drive par exemple) et les services Cloud.

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Ces diverses solutions, utilisant de très puissantes machines de calcul, permettent d’exploiter cette force pour calculer ou stocker des données sur des serveurs à distances à travers un réseau Internet. Le plus intéressant dans ces services, c’est qu’ils sont peu coûteux, rapides en termes de génération de données et ultra sécurisés. Si on prend l’exemple du Cloud : les serveurs Cloud sont généralement loués à la demande du client. Le prix de location varie selon les performances techniques du serveur.

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